Dr Bayadi-Hervias : « La meilleure protection, c’est le dépistage »

Le Dr Jihane Bayadi-Hervias, cheffe de service des Maladies du foie et de l’appareil digestif (MFAD) depuis le 1er janvier 2024, s’est confiée sur la prise en charge des cancers digestifs au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

Docteur, comment sont dépistés les cancers digestifs ici, au CHCB ?

Pour le cancer du côlon,  les stratégies de dépistage se déclinent selon le niveau de risque du cancer colorectal (CCR) : un dépistage national est organisé pour les personnes à risque modéré reposant sur la réalisation d’un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles. En cas de résultat positif, nous réalisons une coloscopie pour en savoir plus. Pour les personnes à risque élevé ou à risque très élevé, on réalise un dépistage individualisé, qui passe d’emblée par la réalisation d’une coloscopie.

Les médecins traitants ont un rôle clé pour évaluer le niveau de risque de CCR de leurs patients (antécédents personnels et familiaux, existence ou non de symptômes), les orienter vers la bonne filière de dépistage et proposer la modalité de dépistage adaptée à leur niveau de risque.

En MFAD, On informe et sensibilise à ce test tout au long de l’année, et en particulier à l’occasion de Mars Bleu, qui est le mois de sensibilisation aux cancers colorectaux.

Pour le cancer du foie, tous les patients cirrhotiques sont à risque de développer un cancer sur leur foie de cirrhose. Nous les surveillons tous les 6 mois avec une Biologie et une échographie, et si besoin un Scanner ou une IRM.

Pour le cancer de l’estomac, s’il existe des antécédents familiaux au premier degré (parents), il est recommandé d’effectuer surtout à partir de 40/45 ans un examen de l’estomac par gastroscopie. En cas de présence dans l’estomac de l’Helicobacter Pylori, ces biopsies permettront de savoir s’il existe des lésions précancéreuses associées : métaplasie intestinale, atrophie, dysplasie de bas grade ou de haut grade. En présence d’un Helicobacter Pylori dans l’estomac, il est important de l’éradiquer à l’aide d’un traitement antibiotique adapté puis de vérifier que cette éradication a été efficace avec la réalisation du test respiratoire à l’urée un mois après la fin du traitement antibiotique et en dehors de toute prise d’IPP* depuis au moins 2 semaines. Il est important de réaliser un examen de l’estomac en cas de symptômes gastriques (douleur de l’estomac, difficultés pour digérer, selles noires) apparaissant à partir de 45/50 ans ou persistants avant cet âge. Certaines anomalies lors d’un bilan sanguin peuvent inciter à réaliser un examen de l’estomac comme l’anémie par carence en fer ou par carence en vitamine B 12 notamment.

La détection du cancer du pancréas est plus complexe car le dépistage n’est pas systématique. Souvent, nous décelons ces lésions lors d’un scanner après qu’un patient ait contracté une pancréatite ou fortuitement quand le scanner est motivé par d’autres symptômes. Ce n’est donc pas forcément un dépistage à proprement parler, mais plutôt une suite d’éléments qui font que nous allons nous poser des questions. Idéalement la détection précoce est essentielle pour améliorer les chances de guérison, car le cancer du pancréas ne présente généralement aucun symptôme à un stade précoce. A l’heure actuelle, il n’existe pas de dépistage systématique du cancer du pancréas.

Pour le cancer de l’œsophage. Le dépistage systématique n’existe pas non plus, nous réalisons une fibroscopie pour surveiller les endobrachyœsophage (EBO). Ce sont des lésions bénignes dont le risque principal est l’évolution vers le cancer. Elles sont surveillées attentivement par fibroscopie gastrique. Je recommande vivement aux personnes dont des membres de la famille sont atteints d’un endobrachyœsophage (EBO) de réaliser un dépistage par fibroscopie après 40 ans.

Pour le cancer anal, en l’absence de facteurs de risque, le dépistage systématique n’est pas recommandé. En revanche, il est essentiel que toute personne présentant des symptômes proctologiques (boule, tuméfaction, saignements, douleurs, démangeaisons) consulte un spécialiste.

Comment fonctionnent les endoscopies ?

Les endoscopies digestives sont des examens d’imagerie médicale destinés à visualiser et à explorer la paroi interne du tube digestif (la « muqueuse ») par le biais d’un câble souple introduit par la bouche ou l’anus, et équipé d’un système d’éclairage et d’une caméra vidéo miniaturisée.

Elles sont destinées au diagnostic ou à des interventions endoscopiques. Les endoscopies digestives nécessitent fréquemment une anesthésie générale légère et une hospitalisation d’une journée. L’endoscopie digestive basse (« coloscopie ») demande une préparation rigoureuse au cours des deux journées précédant l’examen.

Le rôle de l’endoscopie est donc de dépister les lésions pré-cancéreuses qui peuvent être liées à différentes causes comme une gastrite chronique, la présence d’Helicobacter Pylori ou une gastrite chronique atrophique par exemple. Cela nous permet ensuite de faire l’exérèse des lésions pré-cancéreuses par voie endoscopique, c’est-à-dire de retirer une anomalie. Dans chacun des exemples que je viens de citer, une surveillance par endoscopie est recommandée par la suite.

Quel est le parcours suivi par les patients ?

Le premier contact se fait généralement lors d’une consultation suite à un test immunologique des selles positif. Cela peut-être aussi parce qu’ils ont des antécédents familiaux de premier degré de cancer colique ou suite à certains symptômes, comme l’anémie ou les troubles du transit bien souvent. Cela donne lieu à l’organisation d’une fibroscopie et/ou d’une coloscopie.

Les patients peuvent être admis en hospitalisation suite à une consultation, à un passage aux Urgences ou en étant adressés directement par leur médecin traitant. C’est le parcours que je privilégie car en travaillant de cette manière avec les médecins de ville pour des admissions directes, nous évitons un long parcours avec un passage aux Urgences pour les patients. Cela nous permet également de gagner un temps précieux sur la programmation des examens.

Après les examens, le bilan pré-thérapeutique permet de passer à une autre phase, celle de l’évaluation de la maladie. Nous allons poser un diagnostic précis, savoir à quel stade de la maladie nous sommes, est-ce que la tumeur est localisée ou non… C’est le moment crucial pour statuer sur un pronostic et proposer le traitement adapté. On va se baser sur un scanner complet thoraco-abdomino-pelvien, parfois un TEP Scan,  sur les marqueurs, sur le bilan nutritionnel… Une bonne nutrition est essentielle pour supporter les traitements, que ce soit la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Une fois ce bilan finalisé, je reçois les patients pour l’annonce de la maladie et aussi pour les prévenir que le choix du traitement sera discuté lors d’une réunion collégiale (RCP) avec d’autres praticiens morbihannais de plusieurs spécialités. En l’occurrence pour nous, cela se fait avec les praticiens de Vannes tous les lundis. Et nous statuons ensemble sur le traitement que nous allons proposer à chacun de nos patients.

Ensuite, nous allons prendre les rendez-vous pour le patient, avec l’oncologue, le radiothérapeute… Quand il s’agit d’une tumeur occlusive localisée, nous prévenons immédiatement le chirurgien pour opérer. Nous travaillons en très bonne intelligence avec l’équipe de chirurgie viscérale du Dr Cunin.

Encore hier, j’ai réalisé l’endoscopie d’une de mes patientes le matin, nous avons pu programmer un scanner dans la foulée et un rendez-vous avec le chirurgien à 15h30. Cela lui a évité deux déplacements pour la consultation et l’examen. C’est ce que nous essayons de faire pour tous nos patients.

Existe-t-il un dispositif d’annonce particulier ?

Oui. Ce n’est pas toujours simple, bien sûr, parce qu’on va annoncer à des personnes qui, parfois, ont vécu une vie sans aucun problème de santé, qu’elles sont atteintes d’un cancer. Peut-être même métastatique. Ce n’est pas simple.

Le dispositif d’annonce prévoit des temps de discussion et d’explication sur la maladie et les traitements afin d’apporter au patient une information adaptée, progressive et respectueuse :

> un temps médical comprenant l’annonce du diagnostic et la proposition de traitement,

> un temps d’accompagnement soignant permettant au malade ainsi qu’à ses proches de compléter les informations médicales reçues, de l’informer sur ses droits.

> un temps de soutien proposant un accompagnement social et l’accès à différents soins de support (psychologue, kinésithérapeute, prise en charge de la douleur, etc.).

> un temps d’articulation avec la médecine de ville pour optimiser la bonne coordination entre l’établissement de soins et le médecin traitant.

 Comment ces patients sont-ils suivis au CHCB ?

Nous travaillons beaucoup en collaboration avec le Dr Blot, qui est oncologue. C’est lui qui fait le suivi du traitement et même après, sur une période de 5 ans. Ils sont également suivis par les chirurgiens digestifs et dans notre service, nous pouvons reprendre nos patients en charge pour réaliser les endoscopies de contrôle. Le Dr Blot ou nos collègues chirurgiens digestifs peuvent revenir vers nous avant en cas de besoin.

Prescrivez-vous un accompagnement ou des soins complémentaires à vos patients pendant leur traitement ?

Oui. Nous travaillons beaucoup avec les psychologues et les diététiciennes, les kinésithérapeutes aussi.

Le suivi diététique est important, ils sont suivis pendant leur hospitalisation par les diététiciennes mais également à leur sortie, nous leur donnons leurs coordonnées. Nous travaillons beaucoup avec Anne-Claude, qui intervient aussi en oncologie. Cela permet de tisser un lien supplémentaire entre notre service et celui d’oncologie, d’assurer un bon suivi des patients, une certaine continuité dans leur parcours de soins au CHCB.

Quelles sont les probabilités de rémission sur ces pathologies ?

Les probabilités de rémission dépendent du type de cancer, de sa localisation, de son stade… Pour le cancer colorectal, détecté suffisamment tôt, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.

Le meilleur remède, c’est la prévention par le dépistage.

Si c’est détecté tôt, la rémission est quasiment assurée.

Quel est le meilleur suivi médical préventif que vous pouvez conseiller ?

La meilleure protection, c’est le dépistage. Surtout pour le côlon. Je vois des patients de 60-70 ans qui n’ont jamais fait de tests. Alors qu’à partir de 50 ans, un test tous les deux ans est recommandé. Ça ne coûte rien et ça peut vous sauver la vie.

Quand il y a des antécédents familiaux, je préconise de réaliser une coloscopie à l’âge de 40 ans. Le dépistage par coloscopie doit commencer à 40 ans ou 10 ans avant l’apparition du premier cas de cancer du côlon dans la famille. Une coloscopie doit être répétée au moins tous les cinq ans si les résultats sont négatifs.

Pour le foie, il n’y a pas d’âge. Dès qu’il y a une cirrhose, un suivi tous les 6 mois est nécessaire. La prévention est donc de les sensibiliser par rapport aux facteurs de risques : Alcool, obésité, hépatites virales etc…

Orientez-vous les patients en rémission vers des activités particulières ?

En fonction du type de cancer, chaque patient(e) a un loisir, un plaisir, une activité pour maintenir un lien social… C’est impératif pour s’évader, détourner son attention de la maladie et améliorer son moral. C’est un combat qui nécessite d’être bien mentalement. Soigner sa santé mentale, ça fait partie du traitement finalement.

 

*Les IPP sont une classe de médicaments empêchant l’estomac de produire les acides responsables des ulcères. 

Deux voiturettes électriques pour enfants sont arrivées au CHCB dans le cadre de l’opération « Hopilote »

L’association Dauphin Handicap, à travers son opération Hopilote, a offert deux voiturettes au Centre Hospitalier Centre Bretagne pour améliorer la prise en charge des enfants.

Le Centre Hospitalier Centre Bretagne a reçu deux voitures électriques dans le cadre de l’opération Hopilote, projet porté par l’association orléanaise Dauphin Handicap.

En remplaçant les brancards, elles permettront aux enfants d’arriver au bloc au volant de ces bolides miniatures afin de dédramatiser avant leur intervention chirurgicale.

Cette initiative, rendue possible par les dons d’entreprises, vise à apporter du réconfort aux enfants tout en les déstressant et à rassurer les parents.

Les voitures, très simples d’entretien, ont été personnalisées avec le logo du donateur (Jean-Pierre Gagick), celui de Hopilote et les autocollants réalisés par le partenaire de l’opération, l’artiste Richard Orlinski.

La remise officielle de ces voitures a eu lieu ce jour en présence d’Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB, des cadres de l’UMCA (Unité de médecine et de chirurgie ambulatoire), du bloc opératoire ainsi que du brancardage, accompagnés par leurs équipes.

Pour plus d’informations, il est possible de suivre l’opération Hopilote sur les réseaux sociaux.

Facebook : « Hopilote : les voitures électriques pour les hôpitaux »

Instagram : « Hopilote »

X (ex-Twitter) : « Hopilote »

 

Signature de conventions de partenariat avec La Pontivyenne et le Stade Pontivyen

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne a conclu ce jour des conventions de partenariat avec deux acteurs sportifs du territoire à l’occasion d’Octobre Rose en vue de déployer des actions de sensibilisation au dépistage du cancer du sein.

En présence d’Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB, La Pontivyenne et le Stade Pontivyen ont paraphé des conventions de partenariat à l’approche d’Octobre Rose.

Partenaires depuis de nombreuses années, le GHCB et La Pontivyenne renouvellent leur collaboration. Dimanche 6 octobre, l’équipe d’imagerie médicale et l’équipe diététique tiendront un stand au Palais des Congrès de Pontivy pour proposer une sensibilisation au dépistage du cancer du sein incluant des démonstrations sur un mannequin de palpation. Des rendez-vous mammographie pourront être réservés sur place.

Nouveau partenaire cette année, le Stade Pontivyen organisera un match spécial Octobre Rose lors d’une rencontre de Régional 1. Des communications conjointes seront réalisées pour sensibiliser et informer un public le plus large possible.

L’Association Héméra, implantée au Centre Hospitalier Centre Bretagne au sein de l’Unité de Soins Palliatifs pour améliorer le quotidien des patients, et La Pontivyenne ont également reconduit leur partenariat. Héméra sera présente le dimanche 6 octobre au Palais des Congrès de Pontivy.

Réaction d’Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB :

« Au nom de notre groupe hospitalier, je me réjouis de la signature de ces conventions. C’est avec un réel plaisir que le GHCB prolonge ce partenariat solide et durable avec La Pontivyenne pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. La Pontivyenne est un acteur de premier plan de ce mois de sensibilisation, en rassemblant la population de notre territoire autour d’une action essentielle en matière de prévention et de promotion de la santé. En tant qu’établissement public de santé, nous sommes très heureux de pouvoir mutualiser nos forces et nos expertises au service d’une cause de santé publique majeure. Nous sommes également ravis de la signature de la convention avec le Stade Pontivyen, un acteur sportif réputé du football breton. Cela montre notre volonté de nous impliquer auprès d’acteurs locaux, en co-construisant des projets au service de la population et du territoire. »

Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB, Jean-Christophe Phelep, directeur général de Lorient, et le docteur Armelle Levron, présidente de la Commission Médicale du GHBS, signent la convention constitutive de Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) à Lorient

Signature de la convention constitutive d’un GCS entre les Groupes Hospitaliers Bretagne Sud et Centre Bretagne

Jeudi 4 juillet, les Groupes Hospitaliers Bretagne Sud et Centre Bretagne ont officiellement signé la convention constitutive d’un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS).

La convention a été paraphée par Jean-Christophe Phelep, directeur général du GHBS, Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB, le Docteur Armelle Levron, présidente de la Commission Médicale du GHBS, et le Docteur Marie-Hélène Aleman-Trévidic, présidente de la Commission Médicale du GHCB.

Fruit d’un travail entre les Directions et les Présidents de Commission Médicale d’Etablissement (CME), cette convention porte l’ambition d’élaborer un projet médical partagé et de promouvoir le développement d’équipes médicales inter-territoires grâce à des recrutements médicaux dans 4 spécialités : urgences, anesthésie, médecine polyvalente et pédiatrie.

Pour la population de nos deux territoires de santé, cela se matérialisera notamment par le développement des parcours patients, de l’offre de soins de proximité ainsi que le renforcement de la qualité et de la sécurité des soins.

La convention a été transmise par les Directions des deux établissements à l’Agence Régionale de Santé de Bretagne, qui soutient la démarche, pour approbation.

Le Centre Hospitalier Alfred Brard labellisé Hôpital de proximité

Le Centre Hospitalier Alfred Brard de Guémené-sur-Scorff a été labellisé hôpital de proximité par l’ARS Bretagne. Une labellisation synonyme de coopération accrue entre hôpital et médecine de ville, et également de visibilité à moyen terme avec l’octroi de financements garantis pour les trois prochaines années.

La labellisation Hôpital de proximité est une marque de reconnaissance pour le Centre Hospitalier Alfred Brard et l’ensemble des professionnels. Elle intervient dans le cadre du Ségur de la Santé qui a pour ambition de fédérer tous les acteurs de santé des territoires autour de projets communs, décloisonnés, au plus près des besoins de la population. En effet, L’hôpital de proximité est un trait d’union entre l’ensemble des acteurs libéraux, hospitaliers et médico-sociaux pour améliorer le parcours de soin des patients du territoire.

L’établissement sera en relation étroite avec la médecine de ville pour expérimenter et trouver les meilleures manières de collaborer, toujours dans l’optique d’offrir la prise en charge la plus adaptée à chaque patient.

Le Centre Hospitalier Alfred Brard rejoint ainsi la liste des 29 établissements bretons labellisés hôpital de proximité, ce qui offrira l’opportunité de bénéficier de leur retour d’expérience.

Alizée Hatier-Verstavel, directrice déléguée, René Le Moullec, maire de Guémené-sur-Scorff et président du Conseil de surveillance, Olivier Coudin, directeur de la DD56 de l’ARS, et Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du GHCB, lors de la conférence de presse d’annonce de la labellisation hôpital de proximité

Quatre grands rôles à jouer sur un territoire

En lien avec le projet de santé développé par les Communautés Professionnelles de Santé (CPTS) et les différents acteurs intervenant dans le domaine de la santé sur leur territoire, les établissements labellisés se voient confier quatre grandes missions :

  • Apporter un appui aux professionnels de santé libéraux et aux autres acteurs impliqués pour répondre aux besoins de soins de la population ;
  • Favoriser la prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité et leur maintien dans leur lieu de vie, en relation avec les médecins traitants ;
  • Participer à la prévention et à la mise en place d’actions de promotion de la santé sur leur territoire ;
  • Contribuer, en fonction de l’offre existante, à la permanence des soins et à la continuité des prises en charge.

Le Dr Lucie Deniel, accompagnée de l’équipe médicale, explique les projets médicaux qui seront développés grâce à la labellisation hôpital de proximité

Une labellisation synonyme de financements

La labellisation Hôpital de proximité est synonyme de financements supplémentaires pour le Centre Hospitalier Alfred Brard. D’une part, l’activité de médecine bénéficie d’une garantie de financement pluriannuel pour alléger la contrainte de la seule tarification à l’activité. D’autre part, les projets renforçant l’accès aux soins sont accompagnés par la création d’une dotation de responsabilité territoriale.

Les résidents du Centre Hospitalier Alfred Brard de Guémené-sur-Scorff dans le grand bain

Des résidents et des accompagnants du Centre Hospitalier Alfred Brard ont réalisé une activité piscine dans le cadre de la réalisation d’une courte vidéo pour le concours national de danse Ehpa’danse. Une sortie grandement appréciée par les résidents.

Ce Mardi 23 Avril, 6 résidents, âgés de 73 à presque 100 ans,  ainsi que 8 accompagnateurs se sont rendus à la piscine de Gouarec pour la première fois.Une sortie organisée par les animatrices de l’établissement, Méghan et Marine, dans le cadre de la participation au concours national de danse, Ehpa’danse, avec pour thème imposé les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Parmi cette délégation, Mme LE ROCH, quasi-centenaire, qui soufflera ses 100 bougies cette année. « C’est le plus beau cadeau que vous pourriez me faire pour mes 100 ans. Par contre, je ne veux pas aller patauger, je veux aller nager » a-t-elle réagi à peine la sortie proposée.

Ce projet n’aurait pas pu voir le jour sans l’engagement de l’équipe soignante (2 animatrices, 1 ergothérapeute, 5 aides-soignantes) et les généreux dons de serviettes, maillots de bain et peignoirs. De nouvelles sorties piscine seront à prévoir au regard de l’enthousiasme que cette escapade aquatique a suscité chez nos résidents.

L’activité piscine en témoignages

Mme H : « C’était tellement bien, que je vais rédiger un courrier à la direction pour que cela rentre dans le projet de soin, pour nous envoyer à la piscine tous les 15 jours. »

Mme P : « Je suis tellement apaisée, je vais mieux. Je n’aurais même pas besoin de cacher pour dormir ce soir ».

Mme B : « Peux-ton y retourner demain ? J’ai adorée ! »

Mme LR : « Avez-vous prises des photos de moi dans l’eau ? Mes enfants ne vont pas me croire que je me suis baigné. Je reviendrais »

Mr LG : « La piscine était grande et tellement chaude (32 degrés). Je pourrais revenir la prochaine fois ? »

Une convention signée entre le CHCB et le futur centre de médecine nucléaire à Pontivy

Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du Groupe Hospitalier Centre Bretagne, et le Dr Ludovic Le Dortz, médecin nucléaire du Centre d’Explorations Isotopiques (CEI), ont signé le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) en vue de la construction du futur centre de médecine nucléaire à Kerio.

Anne-Marie Horellou, directrice par intérim du Groupe Hospitalier Centre Bretagne, a signé cette semaine le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) en vue de la construction du futur centre de médecine nucléaire à Kerio, avec le Docteur Le Dortz, médecin nucléaire au CEI.

Avec l’arrivée de ce centre médical de pointe à Pontivy, les patients du territoire de santé n°8 pourront bénéficier d’équipements et de protocoles sans équivalence dans la région.

Le centre disposera d’équipements de haute qualité, notamment une gamma caméra hybride polyvalente pour les examens de Scintigraphie et de Scintiscanner, ainsi qu’un TEP-Scan (ou PET-Scan)

La convention vise à renforcer les liens et la coopération à venir entre le CEI et les équipes du CHCB afin de garantir des diagnostics de pathologies plus précis et plus précoces grâce aux dernières techniques d’imagerie moléculaire.

L’imagerie moléculaire utilise des radiotraceurs pour explorer les processus enzymatiques et métaboliques à l’intérieur de l’organisme. Ces techniques permettent des diagnostics plus précis, des bilans d’extension améliorés de différentes pathologies notamment cancéreuses, une évaluation plus efficace des traitements, une détection précoce des récidives et, en fin de compte, une meilleure prise en charge des patients.

L’ouverture du centre est prévue pour 2025, avec une capacité d’accueil de 20 patients par jour, et une augmentation progressive de la capacité d’accueil qui devrait atteindre la barre des 100 patients par jour d’ici 15 ans.

Une étudiante de l'IFPS de Pontivy se fait couper des mèches de cheveux par une coiffeuse bénévole pour faire un don de cheveux qui servira à la fabrication de prothèses capillaires pour les personnes atteintes de cancers

Première session de don de cheveux pour nos étudiants de l’IFPS

Ce lundi 15 avril marquait le début de l’opération Don de cheveux à l’IFPS de Pontivy. Hier, 26 étudiants ont donné leurs cheveux. L’opération se poursuit jusqu’au 18 juin 2024 pour le grand public.

Lundi 15 avril, 5 coiffeuses bénévoles étaient présentes au sein d’un salon de coiffure improvisé dans les locaux de l’IFPS de Pontivy. 26 étudiants se sont succédés sur les fauteuils pour passer entre les ciseaux des coiffeuses bénévoles, avec l’ambition de collecter des mèches d’au moins 10cm de longueur.

26 étudiants de l’IFPS ont fait don de leurs cheveux pour les personnes atteintes de cancers.

Une opération grand public

Cette opération vise la collecte de mèches de cheveux qui serviront à la fabrication de prothèses capillaires par Barb’a’tiff en faveur des personnes atteintes de cancers.

Le grand public a la possibilité de s’associer à l’opération. Il suffit de se rendre chez son coiffeur habituel et de collecter ses mèches coupées d’au moins 10cm de longueur, avant de les rapporter à l’IFPS de Pontivy, situé rue des Pommiers.

Une deuxième session réservée à nos étudiants se déroulera le mardi 18 juin 2024 pour clôturer une opération solidaire qui durera 2 mois.

Une table magique à la MAS Les Bruyères

La MAS Les Bruyères est désormais dotée d’un outil innovant interactif, la Tovertafel, dans l’optique de développer des activités ludiques pour ses résidents.

Imaginée en co-conception avec des professionnels de santé, des experts, des familles et des résidents eux-mêmes, la Tovertafel est un outil interactif qui projette des jeux sur une table ou sur le sol par le biais d’un projecteur fixé au plafond. Il commence tout juste à se développer dans les structures pour personnes porteuses d’un handicap.

Un outil adapté à tous

Les résidents de la MAS Les Bruyères sont porteurs d’handicaps variés et peu d’outils permettaient, à ce jour, de les rassembler tous ensemble autour d’une même activité.

L’outil est adapté à toute personne, quelles que soient les difficultés physiques ou cognitives, et permet de travailler la motricité tout en favorisant la prise d’initiatives et les relations sociales au sein de la structure mais aussi lors de rencontres avec les écoles, les Ehpad ou d’autres structures médico-sociales. En effet, cette activité réduit l’agitation et augmente les émotions positives. Les objets colorés projetés sont en mouvement et les résidents installés autour de la table jouent en toute spontanéité avec leurs mains.

Ce projet a vu le jour grâce à l’engagement de Mme Auréline Sinic, animatrice de la MAS, qui a travaillé pendant plus de deux ans à son financement. L’inauguration de la Tovertafel, lundi 25 mars, a été l’occasion de saluer les organismes donateurs : Le Crédit Agricole, la mairie de Guémené-sur-Scorff, la mairie de Langoëlan, Les Bouchons du Pays de Lorient, l’association Thuriadon de collecte de journaux ainsi que l’association des familles des résidents de la MAS.

 

Makadam, les motards (encore) en action

Après deux passages en fin d’année au sein du service pédiatrie d’abord, aux Urgences ensuite,  Makadam Les Motards en Action était de retour au CHCB cette semaine les bras chargés de cadeaux.

Très engagée en faveur des enfants hospitalisés, l’association Makadam Les Motards en Action est revenue offrir des jouets au service des Urgences du Centre Hospitalier Centre Bretagne.  aux enfants de passage dans le service.

Grâce à leur action depuis plusieurs mois, le séjour des enfants au CHCB est égayé.  Nous remercions infiniment l’association et  ses bénévoles pour leur engagement continu en faveur des enfants.