Une exposition de tableaux en matières naturelles au Centre Hospitalier Centre Bretagne

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne (GHCB) poursuit son ouverture à la culture en accueillant une nouvelle exposition artistique au sein du Centre Hospitalier Centre Bretagne (Kério – Noyal-Pontivy). Depuis le jeudi 10 septembre, patients, professionnels et visiteurs peuvent découvrir les œuvres de Grizien (Claudine Vérez), artiste bretonne aux créations réalisées à partir de matières naturelles.

Connue sous son nom d’artiste Grizien, qui signifie « Grain de sable » en breton, Claudine Vérez développe un univers artistique singulier mêlant sables, terres, mica et ocres.

Depuis son enfance, elle dessine et crée. C’est lors d’un séjour de deux ans et demi à Tahiti en 2007 qu’elle découvre la technique du tableau de sable, qu’elle adapte ensuite en y intégrant de la terre et des matières naturelles provenant des quatre coins du monde.

Chaque tableau devient ainsi une invitation au voyage, jouant sur les textures, les nuances et les émotions que lui inspirent ces éléments issus de la nature.

Artiste reconnue dans la région, l’artiste Grizien, a exposé dans différents lieux en Bretagne, notamment à Douarnenez, Carantec, Beg Meil et Carnac. Elle a également transmis sa passion pendant 15 ans à travers des ateliers destinés aux enfants et aux adultes.

Une exposition visible pendant un mois

Les œuvres seront exposées dans le hall d’accueil du Centre Hospitalier Centre Bretagne pendant un mois. À travers cette exposition, le Groupe Hospitalier Centre Bretagne souhaite offrir un moment de découverte et d’évasion à toutes les personnes qui fréquentent l’établissement.

Une journée dédiée aux gestes qui sauvent au CHCB

À l’approche de la journée mondiale des premiers secours, le Groupe Hospitalier Centre Bretagne organisait, ce jeudi 10 septembre, une manifestation pour (ré)apprendre certains gestes qui peuvent sauver des vies.

Le Centre Hospitalier Centre Bretagne a été le théâtre d’un événement tout public sur les gestes d’urgence. Trois ateliers pratiques animés par nos professionnels de santé, également formateurs aux gestes et soins d’urgence (FGSU), ont été mis en place dans le hall d’accueil.

Les visiteurs ont ainsi pu se prêter au jeu et réviser leurs réflexes face à trois situations d’urgence : l’arrêt cardiaque, une personne inconsciente qui respire, et l’obstruction des voies aériennes.

Supervisés par nos formateurs, les ateliers ont permis d’expliquer les bons réflexes à adopter dans chacune de ces situations et corriger si nécessaire certains gestes pour plus de sécurité ou d’efficacité.

La connaissance des gestes de premiers secours est d’une importance primordiale dans la vie quotidienne. En cas de survenue d’une situation d’urgence, l’intervention d’un tiers dans l’attente de l’arrivée des secours est déterminante sur le pronostic vital de la victime.

Nous remercions l’ensemble de nos formateurs FGSU pour leur mobilisation et l’organisation de cette journée aussi ludique qu’instructive.

Le syndrome d’alcoolisation foetale.

Un verre d’alcool pendant la grossesse n’est pas sans risque. À l’occasion de la journée de sensibilisation aux Troubles du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (TSAF), le Groupe Hospitalier Centre Bretagne souhaite mettre en lumière ce sujet de santé publique primordial pour la santé des nouveaux nés. 

Pendant la grossesse, l’alcool consommé par la mère passe dans le sang du fœtus. Son organisme étant particulièrement vulnérable, l’alcool peut perturber son développement et entraîner des conséquences durables : difficultés d’apprentissage, troubles de la mémoire, problèmes de comportement ou encore difficultés dans les interactions sociales.

Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale constitue ainsi un véritable enjeu de santé publique.

Quelques chiffres clés :

  • 1/3 des femmes environ continuerait à consommer de l’alcool pendant sa grossesse en France.
  • 500 000 personnes vivraient en France avec différents symptômes liés au SAF.
  • Dès le premier verre, l’alcool consommé pendant la grossesse peut atteindre le fœtus.

Face à ces risques, le message de prévention est simple : pendant la grossesse, zéro alcool.

Pour sensibiliser le public et répondre aux questions, le Groupe Hospitalier Centre Bretagne a organisé une matinée d’information ce mardi 8 septembre en partenariat avec les associations Douar Nevez et SAF France.

Perrine, notre sage-femme spécialisée en addictologie, était présente pour expliquer les risques liés à l’exposition à l’alcool pendant la grossesse, mais aussi pour donner des conseils et solutions pour ne pas en consommer.

Des cocktails sans alcool comme alternatives

Il n’est pas toujours facile de dire non à un verre lors de certains événements familiaux ou amicaux, par peur du jugement des autres ou en se sentant mis à l’écart.

Nous vous donnons ainsi trois idées de cocktails sans alcool et simples à reproduire.

La Haute Autorité de Santé confirme la qualité des soins et décerne la certification au Groupe Hospitalier Centre Bretagne

Suite à la visite de certification conduite par la Haute Autorité de Santé (HAS), les établissements du Groupe Hospitalier Centre Bretagne ont été certifiés. La certification est valable pour une durée de 4 ans.

Cette décision vient reconnaître la qualité de prise en charge, la sécurité des parcours de soins et l’implication de l’ensemble de nos professionnels au service des patients. Le rapport de certification met en évidence :

  • Le respect des droits des patients
  • L’engagement du patient dans son projet de soins
  • La coordination des équipes pour la prise en charge du patient
  • La maîtrise des risques liés aux pratiques professionnelles
  • La sécurité dans les secteurs à risques majeurs (bloc opératoire et obstétrical, médicaments, endoscopies)
  • La culture de la pertinence des soins et de l’évaluation des pratiques professionnelles
  • La maîtrise des ressources professionnelles et des compétences notamment par la formation
  • La dynamique territoriale du groupe hospitalier
  • L’engagement marqué en faveur de la transformation écologique

La qualité et la sécurité des soins sont un axe prioritaire de notre nouveau projet d’établissement. La certification est le fruit des actions menées en matière d’amélioration continue depuis plusieurs années. Il reflète l’engagement de nos équipes et leur capacité à adopter de nouvelles pratiques dans leur domaine.

Le GHCB entend poursuivre cette dynamique afin de maintenir ce niveau de qualité et de continuer à adapter ses pratiques aux évolutions des besoins des patients et des exigences réglementaires.

C’est quoi la certification HAS ?

La certification des établissements de santé est une évaluation pilotée par la Haute Autorité de Santé (HAS) et réalisée de manière indépendante sur l’ensemble de l’organisation et des pratiques d‘un établissement de santé, en se basant sur des critères d’évaluation précis.

Elle vise à améliorer la qualité et la sécurité des soins, et informer le public sur le niveau des prestations proposées. Elle contribue également à faire évoluer l’organisation des établissements au service des patients et à inscrire les équipes dans une démarche continue de qualité et de gestion des risques.

Pour cela, une équipe pluri professionnelle d’experts visiteurs de la HAS est venue auditer le fonctionnement du GHCB en janvier 2026. La décision de certification de la HAS s’appuie sur le rapport rédigé par les experts visiteurs à l’issue de leur visite.

Une collaboration inédite entre le GHCB, les CPTS et la MSP de Loudéac-Plémet

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne (GHCB), les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) du territoire de santé n°8 – Centre Morbihan, Pays des Rohan, Kreiz Breizh, Pays du Roi Morvan – ainsi que la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) de Loudéac-Plémet ont officialisé, le 2 février 2026 au Centre Hospitalier Centre Bretagne à Noyal-Pontivy, la signature d’une convention de collaboration innovante.

Cette démarche, inédite en Bretagne, marque une volonté commune de renforcer la prévention et d’améliorer la construction des parcours de soins entre la ville et l’hôpital, au service des habitants du territoire.

Une coopération au service des besoins du territoire

Face à des enjeux de santé partagés, les partenaires ont choisi de mutualiser leurs compétences et leurs ressources afin de proposer une offre de santé coordonnée. Cette collaboration s’inscrit pleinement dans le projet d’établissement du Groupe Hospitalier Centre Bretagne et vise à répondre collectivement aux besoins de santé de la population du territoire n°8.

La convention prévoit le déploiement de deux thématiques de travail par an, associant professionnels hospitaliers et professionnels de santé de ville autour de priorités de santé publique telles que :

  • le parcours des personnes âgées et le « bien vieillir »,

  • le diabète et l’alimentation,

  • la prévention des cancers (sénologie, dermatologie…),

  • les addictions,

  • la prévention des risques cardio-vasculaires.

Des actions concrètes pour la population et les professionnels

Cette collaboration se traduira par des actions concrètes à destination du grand public et des professionnels de santé : conférences et ateliers, diffusion de supports d’information à l’échelle du territoire, temps d’échanges dédiés aux professionnels de santé de ville, ainsi que l’élaboration de protocoles et d’outils communs pour harmoniser les pratiques et fluidifier les parcours de soins.

La première thématique, consacrée aux personnes âgées, sera lancée dès février-mars 2026, avant un second volet dédié au diabète et à l’alimentation.

Le Dr Isabelle Floch rejoint le GHCB

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne est ravi d’annoncer l’arrivée du Dr Isabelle Floch, chirurgien viscéral. Forte de plus de 20 ans d’expérience et originaire du Centre Bretagne, elle aura à cœur de mettre ses compétences au service de la population. Entretien. 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Je suis le Dr Isabelle Floch et je suis chirurgien viscéral. Je suis née à Rouen, dans une famille originaire du Centre Bretagne qui a dû s’installer ailleurs pour trouver du travail. C’est là que j’ai commencé mes études de médecine. Après mon internat de chirurgie viscérale, j’ai poursuivi par quatre années comme cheffe de clinique au CHU de Nantes.
Ensuite, j’ai exercé pendant vingt-deux ans dans un établissement hospitalier privé des Côtes-d’Armor. J’y ai travaillé en tant que chirurgien viscéral, mais aussi sur des missions transversales : la mise en place de parcours de soins pour les patients, notamment dans la prise en charge des cancers digestifs mais aussi d’autres spécialités, la création et la coordination d’un service de chirurgie ambulatoire, le développement de nouvelles techniques opératoires, ou encore l’introduction des protocoles de Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie.

Je me suis également investie dans les démarches qualité, avec plusieurs participations aux certifications hospitalières, et je suis accréditée depuis une quinzaine d’années à titre personnel par la Haute Autorité de Santé.

Quelles sont vos spécialités ?

Je suis spécialisée en chirurgie viscérale et digestive. Plus particulièrement, je prends en charge les cancers digestifs du côlon et du rectum, la chirurgie colo-proctologique (les maladies de l’anus et du rectum, ndlr), les prolapsus du rectum, les hernies hiatales complexes (hernies au niveau de l’estomac, ndlr) et la chirurgie de la paroi abdominale, notamment pour les hernies ou éventrations complexes, parfois avec des préparations préopératoires spécifiques.

Une part importante de mon activité repose sur des techniques mini-invasives : la cœlioscopie (opération réalisée à l’aide d’une caméra et de petites incisions, ndlr), l’utilisation d’un laser chirurgical pour traiter le sinus pilonidal, mais aussi d’autres interventions proctologiques comme celles liées à la maladie hémorroïdaire.

Pourquoi avoir fait le choix de la chirurgie viscérale ?

La chirurgie viscérale est une spécialité extrêmement polyvalente. Elle me permet de prendre en charge des patients de tous âges et de toutes origines, aussi bien dans le cadre de pathologies bénignes que de cancers. Elle associe des interventions programmées et de la chirurgie d’urgence, qui nécessite de savoir décider rapidement.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier ?

L’activité au bloc opératoire reste essentielle pour moi, mais au fil du temps j’ai appris à apprécier une autre dimension : le travail en équipe, notamment pluri-professionnel, en dehors de la salle d’opération.

Mettre en place des parcours de soins adaptés à chaque patient, en intégrant une dimension humaine, est particulièrement enrichissant. Cela demande une vraie réflexion collective avec des médecins, des soignants, mais aussi des administratifs, cadres et dirigeants. L’objectif reste toujours le même : offrir une prise en charge de qualité, humaine, et assurer la meilleure coordination possible, que ce soit à l’hôpital ou au plus près du domicile des patients.

En cancérologie, j’attache aussi beaucoup d’importance aux actions de prévention et à la collaboration avec les associations de patients, qui me tiennent particulièrement à cœur.

Pourquoi avoir rejoint le Groupe Hospitalier Centre Bretagne ?

Je pense qu’il est arrivé un moment de ma carrière où j’ai besoin de me réorienter vers un environnement différent. Je cherchais une structure en Bretagne, proche de mon domicile, et j’ai découvert le Centre Hospitalier Centre Bretagne à Noyal-Pontivy. J’ai été séduite par son dynamisme, son potentiel de développement et l’importance de son rôle dans un territoire où l’offre de soins doit être renforcée.

Ma rencontre avec mes futurs collègues et l’établissement a achevé de me convaincre. J’espère pouvoir y apporter mon expérience et contribuer, même modestement, à son évolution.

Et puis, il y a aussi une dimension personnelle : mes racines sont profondément ancrées dans le Centre Bretagne, à Spézet, près de la frontière morbihannaise. Revenir travailler dans cette région est une façon de rendre hommage à ma famille et aux valeurs qu’elle m’a transmises.

 

Le Dr Adélaïde Racin est la nouvelle cheffe de service Gynécologie Obstétrique au Groupe Hospitalier Centre Bretagne, sur le site de Kerio, à Noyal-Pontivy.

Adélaïde Racin, nouvelle cheffe de service Gynécologie Obstétrique et chirurgie gynécologique

Le GHCB est heureux d’annoncer la nomination du Dr Adélaïde Racin en tant que cheffe de service Gynécologie obstétrique et chirurgie gynécologique.

Arrivée en 2021, son expertise et son expérience aussi bien en obstétrique qu’en chirurgie sont de véritables atouts pour le GHCB et toutes les patientes du territoire.

Parmi les projets qu’elle portera dans les mois à venir figurent l’encadrement des internes, docteurs juniors et assistants ainsi que la relance de l’activité de cancérologie gynécologique au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

Nous lui adressons tous nos vœux de réussite.

Portrait : Dr Diane Cunin, cheffe de service de chirurgie digestive et responsable du pôle chirurgie

À la tête du service de chirurgie digestive du Centre Hospitalier Centre Bretagne, le Dr Diane Cunin revient sur son parcours, les projets qu’elle a portés — notamment la création d’un parcours complet de chirurgie de l’obésité — et sa volonté de rapprocher l’hôpital des patients grâce à des consultations avancées. Entretien avec une cheffe de service pleinement investie pour la santé en Centre Bretagne.

Docteur, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Dr Diane Cunin, cheffe de service de chirurgie digestive à Pontivy depuis 2019 et je suis également responsable du pôle de chirurgie et responsable de l’activité de prélèvement d’organes. Je suis brestoise, j’ai fait mes études de médecine à Brest et j’ai fait mon internat de chirurgie à Rennes.

J’ai exercé ensuite pendant six ans à la clinique du TER en libéral à Ploemeur de 2014 à 2019 puis je suis devenue chirurgien viscérale dans le public. Je suis spécialisée en chirurgie bariatrique et toute mon équipe et moi-même sommes des chirurgiens formés à la cancérologie digestive.

Quels projets avez-vous menés en tant que cheffe de service, et lesquels souhaitez-vous développer à l’avenir ?

Quand je suis arrivé au CHCB, il n’y avait pas de chirurgie bariatrique. C’est un projet que nous avons monté avec toute l’équipe de l’hôpital. Ça a été facile parce qu’il y a un bel élan ici pour réaliser des projets. Les contraintes du projet bariatrique, c’était la création d’une équipe pluridisciplinaire et on a la chance d’en avoir une complète, publique, ici au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

Nous travaillons toujours au développement de la chirurgie bariatrique et au développement de la chirurgie cancérologique en étroite collaboration avec l’équipe du Dr Hervias, en gastro-entérologie, puisque nous sommes très interdépendants.

Et bien sûr, nous travaillons tous les jours et toutes les nuits avec le service des urgences. Les patients sont hospitalisés et opérés à toute heure avec notre équipe complète du bloc opératoire. Les urgences digestives n’attendent pas et nous sommes toujours disponibles. Il n’y a pas besoin d’aller se faire opérer loin de chez soi pour bénéficier d’une prise en charge de qualité.

Nous avons une offre de soins complète sur l’hôpital de Pontivy et nous travaillons très sereinement avec tous les établissements du territoire pour adresser les patients rapidement et aux bons intervenants en fonction de leurs besoins.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus au GHCB ?

C’est bien sûr l’hôpital qui est merveilleux, très beau, très fonctionnel, très agréable à vivre, très ergonomique. Le cadre vert, la facilité d’accès de l’hôpital. Je peux me déplacer facilement et je peux toujours me garer le matin.

Et puis les équipes, qui sont très impliquées. Nous avons des équipes concernées, toujours motivés pour travailler. Les patients sont très attachants dans le Centre Bretagne, ils ont un respect de l’hôpital, un respect du corps soignant. La communication est facile.

Vous réalisez des consultations avancées. Pouvez-vous expliquer en quoi cela consiste ?

Notre service a à cœur d’aller au plus près des patients, de ceux qui ne peuvent pas se déplacer à l’hôpital pour des raisons logistiques, parce qu’ils sont isolés, handicapés ou parfois même sans voiture. Nous nous déplaçons dans plusieurs communes. Nous allons le mercredi matin à la maison médicale de Ploërdut où nous avons à disposition un cabinet au sein de la maison médicale. Nous consultons au Centre Hospitalier Alfred Brard, à Guémené-sur-Scorff, le mercredi après-midi. Nous sommes présents à la maison médicale de Loudéac les jeudis. Et enfin, nous sommes à Baud le vendredi après-midi à la nouvelle maison médicale.

La prise de rendez-vous se fait auprès du secrétariat au 02 97 79 01 00. Il faut simplement préciser son lieu d’habitation pour avoir accès à cette consultation.

La consultation se fait aussi facilement qu’en venant à l’hôpital, toujours sans avance de frais, toujours muni de sa carte vitale et de sa carte de mutuelle. La consultation peut concerner toutes les spécialités de la chirurgie viscérale, en pré opératoire comme en post opératoire. Cela se déroule de la même façon que lors d’une consultation classique au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

 

Causes, dépistage… Le Dr Gentilhomme fait le point sur l’hémophilie

A l’occasion de la journée mondiale de l’hémophilie, le Dr Gentilhomme, biologiste au laboratoire d’analyses médicales du Centre Hospitalier Centre Bretagne, évoque cette maladie rare et détaille les examens biologiques sanguins réalisés pour la diagnostiquer.

Docteur, qu’est-ce que l’hémophilie ?

L’hémophilie, c’est une maladie qui touche la coagulation, la capacité à pouvoir arrêter un saignement, et cela aboutit à un risque hémorragique. C’est une maladie génétique dans la plupart des cas. En fait, il y a des familles d’hémophiles. C’est porté par le chromosome X et la conséquence, c’est qu’uniquement les garçons sont atteints. Cette maladie saute une génération, si bien que si le grand-père est atteint, il est très probable que son petit-fils le soit plus tard également. Les femmes peuvent avoir ce gène touché mais elles ne développent pas la maladie. Elles sont dites « conductrices ».

L’autre cas, plus rare, est l’hémophilie dite « acquise » et s’explique principalement par des maladies immunitaires et hématologiques.

L’hémophilie est une maladie très rare. Il doit exister environ 7000 hommes touchés en France, et à l’échelle du monde, nous devons dénombrer moins de 50 femmes touchées.

Existe-t-il différents types d’hémophilie ?

On distingue surtout deux hémophilies : l’hémophilie de type A et l’hémophilie de type B. Elles aboutissent aux mêmes symptômes.

Il est important de préciser que 13 protéines, appelées « facteurs de coagulation », interviennent dans la coagulation du sang.

L’hémophilie A est liée au déficit d’un des facteurs de coagulation que l’on appelle le facteur 8. Dans le cas de l’hémophilie B, c’est le déficit en facteur 9 qui cause la maladie. Ces deux facteurs ont les mêmes conséquences car, bien que différents, ils interviennent au même moment dans la cascade de coagulation.

Il existe différents niveaux de déficit. La norme pour les facteurs 8 et 9 est entre 70% et 100%. Quand un des facteurs est inférieur à 1%, nous sommes sur une hémophilie majeure, c’est-à-dire que le sang ne coagule quasiment pas. Entre 1 et 5%, c’est une hémophilie modérée avec des conséquences plus tardives et moins intenses. Et puis, il y a les hémophilies mineures, avec lesquelles les patients vont vivre quasiment normalement mais qui peuvent développer des hémorragies dites provoquées, notamment à l’occasion d’actes chirurgicaux. Le diagnostic des hémorragies provoquées chez des patients hémophiles mineurs est tout un enjeu pour un établissement hospitalier.

Comment se détecte l’hémophilie ?

Cela dépend du type d’hémophilie. Plus le déficit est profond, plus les symptômes sont importants et précoces. Une personne hémophile, ce n’est pas une personne qui va saigner « sans fin ».

En effet, nous avons deux types de voies de coagulation : la voie endogène et la voie exogène. Les facteurs 8 et 9 interviennent dans la voie endogène, qui est majoritaire dans les articulations. Les signes cliniques de la maladie vont surtout être des saignements dans les articulations, que l’on appelle l’hémarthrose. L’épanchement de sang dans les articulations va détruire les cartilages.

On repère les hémophiles majeures dès le plus jeune âge, quand ils commencent à marcher. Ils vont avoir des hématomes, des ecchymoses… Pour ces gens-là, on peut l’observer facilement.

Pour l’hémophilie mineure, c’est presque impossible à détecter sans analyse de sang. Notre enjeu, plus spécialement à l’hôpital, c’est de détecter. Cela se fait lors du rendez-vous pré-opératoire, avec l’anesthésiste ou le chirurgien qui va demander un test de coagulation.

Ensuite, au laboratoire d’analyses médicales, nous allons réaliser deux tests qui sont le TP (taux de prothrombine) et le TCA (temps de céphaline activée). L’un explore la voie exogène, l’autre la voie endogène. Si le TP est normal mais que le TCA est allongé, alors seule la voie endogène est touchée. Et c’est à ce moment-là que nous allons plus loin dans les analyses de sang avec un test complémentaire. Notre système d’expertise au laboratoire le fait automatiquement. On réalise en complément un test de confirmation que l’on appelle le TCK (temps de céphaline avec kaolin). Le kaolin est plus sensible aux déficits en facteurs de coagulation.

Si le TCK est allongé, alors on va congeler le plasma et l’envoyer soit  à l’hôpital de Vannes si cela concerne un patient au bloc opératoire en urgence, soit à l’hôpital de Lorient, afin de confirmer l’hémophilie.

Est-ce un examen prescrit par le médecin traitant ?

C’est prescrit par l’anesthésiste lors du rendez-vous pré-opératoire, si l’intervention chirurgicale à venir est à risque hémorragique et selon les réponses du patient aux questions de l’anesthésiste. Si le patient a déjà eu des ecchymoses, si une extraction de dent de sagesse a engendré de nombreux saignements… cela va alerter l’anesthésiste, qui va prescrire des analyses de la coagulation du sang.

Nous allons déclencher ces analyses au laboratoire, ici, et selon les premiers résultats, en tant que biologistes, nous allons déterminer si cela nécessite de réaliser un test complémentaire ou non.

Où sont adressés les patients diagnostiqués hémophiles ?

Nous les adressons au CRTH (Centre Régional de Traitement des maladies Hémorragiques), où ils sont suivis. Ils sont alors porteurs d’une carte spécifique qu’ils doivent donner avant chaque intervention chirurgicale.

Les traitements appliqués dans le cadre de l’hémophilie sont des médicaments dérivés du sang car il n’existe pas de traitement de la cause de la maladie. Ces traitements réduisent le déficit du facteur concerné en l’apportant au travers d’un concentré de facteur 8 ou de facteur 9.

 

Journée mondiale de la santé 2025 : Le peau-à-peau et ses bienfaits

A l’occasion de la journée mondiale de la santé, qui a pour thème cette année « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir », Pauline et Colleen, respectivement sage-femme et auxiliaire de puériculture au Centre Hospitalier Centre Bretagne, évoquent l’importance du peau à peau pour les bébés et les enfants.

Quel est l’intérêt du peau-à-peau pour le bébé ? Juste après sa naissance notamment ?

Il existe de multiples bénéfices. Surtout s’il y a de la prématurité, nous allons inciter à faire le peau à peau pour réguler les marqueurs du bébé : sa fréquence cardiaque, la saturation d’oxygène, la glycémie, la température… Le peau-à-peau est effectué aussi bien en salle de naissance qu’après en chambre, en néonatalogie ou en pédiatrie. Cela peut être réalisé y compris avec des enfants un peu plus âgés. C’est vivement recommandé quand ils présentent certaines pathologies.

Le peau-à-peau, en plus d’avoir des effets bénéfiques sur la santé des bébés, permet de renforcer le lien avec ses parents. Le bébé reconnait sa mère à l’odeur, il reconnait sa fréquence cardiaque qu’il a connu pendant sa vie intra-utérine… Ça permet de l’apaiser.

Comment se passe le peau-à-peau au CHCB ?

Au CHCB, nous faisons d’office le peau-à-peau juste après l’accouchement, pendant 2 heures. Ensuite, selon le souhait des parents, cela peut-être à nouveau réalisé pendant leur séjour en maternité.

Nous avons des bandeaux spéciaux pour le peau-à-peau mais nous pouvons le faire également avec des couvertures. Nous incitons tous les couples à faire du peau-à-peau en suite de couche, après la période des 2 heures suivant l’accouchement. L’intérêt est d’établir le lien, de rassurer l’enfant et c’est aussi un moyen pour les parents de se détendre.

Nous avons eu le cas récemment d’un papa qui ne souhaitait pas faire de peau-à-peau et nous l’avons incité car le bébé était en hypothermie. Une heure après, il m’a dit « C’est génial, je vais faire ça tout le temps avec mon bébé ». Ça favorise l’apaisement et l’endormissement des parents.

Comment faire un peau-à-peau, notamment à la sortie de la maternité, à la maison ?

Il y a quelques conditions à respecter pour que ce soit efficace et que ce soit réalisé en toute sécurité.

Il faut que le bébé soit en contact direct avec la peau de son parent. On ne porte pas de soutien-gorge, de tee-shirt, le bébé est simplement en couche. Eventuellement, on peut lui mettre des chaussettes et un bonnet. Le meilleur peau-à-peau est celui où le bébé est en contact avec le maximum de surface de peau de son parent. On vient recouvrir le bébé avec une couverture, en dégageant bien son visage, pour le laisser respirer et l’observer.

Les parents doivent être en état d’éveil, ils ne doivent pas prendre de médicaments, ce qui pourrait les faire somnoler.

Existe-t-il des effets bénéfiques sur le long terme ?

Oui, notamment sur la relation entre les parents et leur enfant. La relation sera plus douce et apaisée. C’est important dans les premiers jours avec la régulation de certaines constantes comme la glycémie et la température. Mais ça l’est aussi dans le jeune âge, pour offrir à l’enfant une sécurité affective afin qu’il puisse se construire dans de bonnes conditions.