Une collaboration inédite entre le GHCB, les CPTS et la MSP de Loudéac-Plémet

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne (GHCB), les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) du territoire de santé n°8 – Centre Morbihan, Pays des Rohan, Kreiz Breizh, Pays du Roi Morvan – ainsi que la Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) de Loudéac-Plémet ont officialisé, le 2 février 2026 au Centre Hospitalier Centre Bretagne à Noyal-Pontivy, la signature d’une convention de collaboration innovante.

Cette démarche, inédite en Bretagne, marque une volonté commune de renforcer la prévention et d’améliorer la construction des parcours de soins entre la ville et l’hôpital, au service des habitants du territoire.

Une coopération au service des besoins du territoire

Face à des enjeux de santé partagés, les partenaires ont choisi de mutualiser leurs compétences et leurs ressources afin de proposer une offre de santé coordonnée. Cette collaboration s’inscrit pleinement dans le projet d’établissement du Groupe Hospitalier Centre Bretagne et vise à répondre collectivement aux besoins de santé de la population du territoire n°8.

La convention prévoit le déploiement de deux thématiques de travail par an, associant professionnels hospitaliers et professionnels de santé de ville autour de priorités de santé publique telles que :

  • le parcours des personnes âgées et le « bien vieillir »,

  • le diabète et l’alimentation,

  • la prévention des cancers (sénologie, dermatologie…),

  • les addictions,

  • la prévention des risques cardio-vasculaires.

Des actions concrètes pour la population et les professionnels

Cette collaboration se traduira par des actions concrètes à destination du grand public et des professionnels de santé : conférences et ateliers, diffusion de supports d’information à l’échelle du territoire, temps d’échanges dédiés aux professionnels de santé de ville, ainsi que l’élaboration de protocoles et d’outils communs pour harmoniser les pratiques et fluidifier les parcours de soins.

La première thématique, consacrée aux personnes âgées, sera lancée dès février-mars 2026, avant un second volet dédié au diabète et à l’alimentation.

Le Dr Isabelle Floch rejoint le GHCB

Le Groupe Hospitalier Centre Bretagne est ravi d’annoncer l’arrivée du Dr Isabelle Floch, chirurgien viscéral. Forte de plus de 20 ans d’expérience et originaire du Centre Bretagne, elle aura à cœur de mettre ses compétences au service de la population. Entretien. 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Je suis le Dr Isabelle Floch et je suis chirurgien viscéral. Je suis née à Rouen, dans une famille originaire du Centre Bretagne qui a dû s’installer ailleurs pour trouver du travail. C’est là que j’ai commencé mes études de médecine. Après mon internat de chirurgie viscérale, j’ai poursuivi par quatre années comme cheffe de clinique au CHU de Nantes.
Ensuite, j’ai exercé pendant vingt-deux ans dans un établissement hospitalier privé des Côtes-d’Armor. J’y ai travaillé en tant que chirurgien viscéral, mais aussi sur des missions transversales : la mise en place de parcours de soins pour les patients, notamment dans la prise en charge des cancers digestifs mais aussi d’autres spécialités, la création et la coordination d’un service de chirurgie ambulatoire, le développement de nouvelles techniques opératoires, ou encore l’introduction des protocoles de Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie.

Je me suis également investie dans les démarches qualité, avec plusieurs participations aux certifications hospitalières, et je suis accréditée depuis une quinzaine d’années à titre personnel par la Haute Autorité de Santé.

Quelles sont vos spécialités ?

Je suis spécialisée en chirurgie viscérale et digestive. Plus particulièrement, je prends en charge les cancers digestifs du côlon et du rectum, la chirurgie colo-proctologique (les maladies de l’anus et du rectum, ndlr), les prolapsus du rectum, les hernies hiatales complexes (hernies au niveau de l’estomac, ndlr) et la chirurgie de la paroi abdominale, notamment pour les hernies ou éventrations complexes, parfois avec des préparations préopératoires spécifiques.

Une part importante de mon activité repose sur des techniques mini-invasives : la cœlioscopie (opération réalisée à l’aide d’une caméra et de petites incisions, ndlr), l’utilisation d’un laser chirurgical pour traiter le sinus pilonidal, mais aussi d’autres interventions proctologiques comme celles liées à la maladie hémorroïdaire.

Pourquoi avoir fait le choix de la chirurgie viscérale ?

La chirurgie viscérale est une spécialité extrêmement polyvalente. Elle me permet de prendre en charge des patients de tous âges et de toutes origines, aussi bien dans le cadre de pathologies bénignes que de cancers. Elle associe des interventions programmées et de la chirurgie d’urgence, qui nécessite de savoir décider rapidement.

Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier ?

L’activité au bloc opératoire reste essentielle pour moi, mais au fil du temps j’ai appris à apprécier une autre dimension : le travail en équipe, notamment pluri-professionnel, en dehors de la salle d’opération.

Mettre en place des parcours de soins adaptés à chaque patient, en intégrant une dimension humaine, est particulièrement enrichissant. Cela demande une vraie réflexion collective avec des médecins, des soignants, mais aussi des administratifs, cadres et dirigeants. L’objectif reste toujours le même : offrir une prise en charge de qualité, humaine, et assurer la meilleure coordination possible, que ce soit à l’hôpital ou au plus près du domicile des patients.

En cancérologie, j’attache aussi beaucoup d’importance aux actions de prévention et à la collaboration avec les associations de patients, qui me tiennent particulièrement à cœur.

Pourquoi avoir rejoint le Groupe Hospitalier Centre Bretagne ?

Je pense qu’il est arrivé un moment de ma carrière où j’ai besoin de me réorienter vers un environnement différent. Je cherchais une structure en Bretagne, proche de mon domicile, et j’ai découvert le Centre Hospitalier Centre Bretagne à Noyal-Pontivy. J’ai été séduite par son dynamisme, son potentiel de développement et l’importance de son rôle dans un territoire où l’offre de soins doit être renforcée.

Ma rencontre avec mes futurs collègues et l’établissement a achevé de me convaincre. J’espère pouvoir y apporter mon expérience et contribuer, même modestement, à son évolution.

Et puis, il y a aussi une dimension personnelle : mes racines sont profondément ancrées dans le Centre Bretagne, à Spézet, près de la frontière morbihannaise. Revenir travailler dans cette région est une façon de rendre hommage à ma famille et aux valeurs qu’elle m’a transmises.

 

Le Dr Adélaïde Racin est la nouvelle cheffe de service Gynécologie Obstétrique au Groupe Hospitalier Centre Bretagne, sur le site de Kerio, à Noyal-Pontivy.

Adélaïde Racin, nouvelle cheffe de service Gynécologie Obstétrique et chirurgie gynécologique

Le GHCB est heureux d’annoncer la nomination du Dr Adélaïde Racin en tant que cheffe de service Gynécologie obstétrique et chirurgie gynécologique.

Arrivée en 2021, son expertise et son expérience aussi bien en obstétrique qu’en chirurgie sont de véritables atouts pour le GHCB et toutes les patientes du territoire.

Parmi les projets qu’elle portera dans les mois à venir figurent l’encadrement des internes, docteurs juniors et assistants ainsi que la relance de l’activité de cancérologie gynécologique au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

Nous lui adressons tous nos vœux de réussite.

Portrait : Dr Diane Cunin, cheffe de service de chirurgie digestive et responsable du pôle chirurgie

À la tête du service de chirurgie digestive du Centre Hospitalier Centre Bretagne, le Dr Diane Cunin revient sur son parcours, les projets qu’elle a portés — notamment la création d’un parcours complet de chirurgie de l’obésité — et sa volonté de rapprocher l’hôpital des patients grâce à des consultations avancées. Entretien avec une cheffe de service pleinement investie pour la santé en Centre Bretagne.

Docteur, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Dr Diane Cunin, cheffe de service de chirurgie digestive à Pontivy depuis 2019 et je suis également responsable du pôle de chirurgie et responsable de l’activité de prélèvement d’organes. Je suis brestoise, j’ai fait mes études de médecine à Brest et j’ai fait mon internat de chirurgie à Rennes.

J’ai exercé ensuite pendant six ans à la clinique du TER en libéral à Ploemeur de 2014 à 2019 puis je suis devenue chirurgien viscérale dans le public. Je suis spécialisée en chirurgie bariatrique et toute mon équipe et moi-même sommes des chirurgiens formés à la cancérologie digestive.

Quels projets avez-vous menés en tant que cheffe de service, et lesquels souhaitez-vous développer à l’avenir ?

Quand je suis arrivé au CHCB, il n’y avait pas de chirurgie bariatrique. C’est un projet que nous avons monté avec toute l’équipe de l’hôpital. Ça a été facile parce qu’il y a un bel élan ici pour réaliser des projets. Les contraintes du projet bariatrique, c’était la création d’une équipe pluridisciplinaire et on a la chance d’en avoir une complète, publique, ici au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

Nous travaillons toujours au développement de la chirurgie bariatrique et au développement de la chirurgie cancérologique en étroite collaboration avec l’équipe du Dr Hervias, en gastro-entérologie, puisque nous sommes très interdépendants.

Et bien sûr, nous travaillons tous les jours et toutes les nuits avec le service des urgences. Les patients sont hospitalisés et opérés à toute heure avec notre équipe complète du bloc opératoire. Les urgences digestives n’attendent pas et nous sommes toujours disponibles. Il n’y a pas besoin d’aller se faire opérer loin de chez soi pour bénéficier d’une prise en charge de qualité.

Nous avons une offre de soins complète sur l’hôpital de Pontivy et nous travaillons très sereinement avec tous les établissements du territoire pour adresser les patients rapidement et aux bons intervenants en fonction de leurs besoins.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus au GHCB ?

C’est bien sûr l’hôpital qui est merveilleux, très beau, très fonctionnel, très agréable à vivre, très ergonomique. Le cadre vert, la facilité d’accès de l’hôpital. Je peux me déplacer facilement et je peux toujours me garer le matin.

Et puis les équipes, qui sont très impliquées. Nous avons des équipes concernées, toujours motivés pour travailler. Les patients sont très attachants dans le Centre Bretagne, ils ont un respect de l’hôpital, un respect du corps soignant. La communication est facile.

Vous réalisez des consultations avancées. Pouvez-vous expliquer en quoi cela consiste ?

Notre service a à cœur d’aller au plus près des patients, de ceux qui ne peuvent pas se déplacer à l’hôpital pour des raisons logistiques, parce qu’ils sont isolés, handicapés ou parfois même sans voiture. Nous nous déplaçons dans plusieurs communes. Nous allons le mercredi matin à la maison médicale de Ploërdut où nous avons à disposition un cabinet au sein de la maison médicale. Nous consultons au Centre Hospitalier Alfred Brard, à Guémené-sur-Scorff, le mercredi après-midi. Nous sommes présents à la maison médicale de Loudéac les jeudis. Et enfin, nous sommes à Baud le vendredi après-midi à la nouvelle maison médicale.

La prise de rendez-vous se fait auprès du secrétariat au 02 97 79 01 00. Il faut simplement préciser son lieu d’habitation pour avoir accès à cette consultation.

La consultation se fait aussi facilement qu’en venant à l’hôpital, toujours sans avance de frais, toujours muni de sa carte vitale et de sa carte de mutuelle. La consultation peut concerner toutes les spécialités de la chirurgie viscérale, en pré opératoire comme en post opératoire. Cela se déroule de la même façon que lors d’une consultation classique au Centre Hospitalier Centre Bretagne.

 

Causes, dépistage… Le Dr Gentilhomme fait le point sur l’hémophilie

A l’occasion de la journée mondiale de l’hémophilie, le Dr Gentilhomme, biologiste au laboratoire d’analyses médicales du Centre Hospitalier Centre Bretagne, évoque cette maladie rare et détaille les examens biologiques sanguins réalisés pour la diagnostiquer.

Docteur, qu’est-ce que l’hémophilie ?

L’hémophilie, c’est une maladie qui touche la coagulation, la capacité à pouvoir arrêter un saignement, et cela aboutit à un risque hémorragique. C’est une maladie génétique dans la plupart des cas. En fait, il y a des familles d’hémophiles. C’est porté par le chromosome X et la conséquence, c’est qu’uniquement les garçons sont atteints. Cette maladie saute une génération, si bien que si le grand-père est atteint, il est très probable que son petit-fils le soit plus tard également. Les femmes peuvent avoir ce gène touché mais elles ne développent pas la maladie. Elles sont dites « conductrices ».

L’autre cas, plus rare, est l’hémophilie dite « acquise » et s’explique principalement par des maladies immunitaires et hématologiques.

L’hémophilie est une maladie très rare. Il doit exister environ 7000 hommes touchés en France, et à l’échelle du monde, nous devons dénombrer moins de 50 femmes touchées.

Existe-t-il différents types d’hémophilie ?

On distingue surtout deux hémophilies : l’hémophilie de type A et l’hémophilie de type B. Elles aboutissent aux mêmes symptômes.

Il est important de préciser que 13 protéines, appelées « facteurs de coagulation », interviennent dans la coagulation du sang.

L’hémophilie A est liée au déficit d’un des facteurs de coagulation que l’on appelle le facteur 8. Dans le cas de l’hémophilie B, c’est le déficit en facteur 9 qui cause la maladie. Ces deux facteurs ont les mêmes conséquences car, bien que différents, ils interviennent au même moment dans la cascade de coagulation.

Il existe différents niveaux de déficit. La norme pour les facteurs 8 et 9 est entre 70% et 100%. Quand un des facteurs est inférieur à 1%, nous sommes sur une hémophilie majeure, c’est-à-dire que le sang ne coagule quasiment pas. Entre 1 et 5%, c’est une hémophilie modérée avec des conséquences plus tardives et moins intenses. Et puis, il y a les hémophilies mineures, avec lesquelles les patients vont vivre quasiment normalement mais qui peuvent développer des hémorragies dites provoquées, notamment à l’occasion d’actes chirurgicaux. Le diagnostic des hémorragies provoquées chez des patients hémophiles mineurs est tout un enjeu pour un établissement hospitalier.

Comment se détecte l’hémophilie ?

Cela dépend du type d’hémophilie. Plus le déficit est profond, plus les symptômes sont importants et précoces. Une personne hémophile, ce n’est pas une personne qui va saigner « sans fin ».

En effet, nous avons deux types de voies de coagulation : la voie endogène et la voie exogène. Les facteurs 8 et 9 interviennent dans la voie endogène, qui est majoritaire dans les articulations. Les signes cliniques de la maladie vont surtout être des saignements dans les articulations, que l’on appelle l’hémarthrose. L’épanchement de sang dans les articulations va détruire les cartilages.

On repère les hémophiles majeures dès le plus jeune âge, quand ils commencent à marcher. Ils vont avoir des hématomes, des ecchymoses… Pour ces gens-là, on peut l’observer facilement.

Pour l’hémophilie mineure, c’est presque impossible à détecter sans analyse de sang. Notre enjeu, plus spécialement à l’hôpital, c’est de détecter. Cela se fait lors du rendez-vous pré-opératoire, avec l’anesthésiste ou le chirurgien qui va demander un test de coagulation.

Ensuite, au laboratoire d’analyses médicales, nous allons réaliser deux tests qui sont le TP (taux de prothrombine) et le TCA (temps de céphaline activée). L’un explore la voie exogène, l’autre la voie endogène. Si le TP est normal mais que le TCA est allongé, alors seule la voie endogène est touchée. Et c’est à ce moment-là que nous allons plus loin dans les analyses de sang avec un test complémentaire. Notre système d’expertise au laboratoire le fait automatiquement. On réalise en complément un test de confirmation que l’on appelle le TCK (temps de céphaline avec kaolin). Le kaolin est plus sensible aux déficits en facteurs de coagulation.

Si le TCK est allongé, alors on va congeler le plasma et l’envoyer soit  à l’hôpital de Vannes si cela concerne un patient au bloc opératoire en urgence, soit à l’hôpital de Lorient, afin de confirmer l’hémophilie.

Est-ce un examen prescrit par le médecin traitant ?

C’est prescrit par l’anesthésiste lors du rendez-vous pré-opératoire, si l’intervention chirurgicale à venir est à risque hémorragique et selon les réponses du patient aux questions de l’anesthésiste. Si le patient a déjà eu des ecchymoses, si une extraction de dent de sagesse a engendré de nombreux saignements… cela va alerter l’anesthésiste, qui va prescrire des analyses de la coagulation du sang.

Nous allons déclencher ces analyses au laboratoire, ici, et selon les premiers résultats, en tant que biologistes, nous allons déterminer si cela nécessite de réaliser un test complémentaire ou non.

Où sont adressés les patients diagnostiqués hémophiles ?

Nous les adressons au CRTH (Centre Régional de Traitement des maladies Hémorragiques), où ils sont suivis. Ils sont alors porteurs d’une carte spécifique qu’ils doivent donner avant chaque intervention chirurgicale.

Les traitements appliqués dans le cadre de l’hémophilie sont des médicaments dérivés du sang car il n’existe pas de traitement de la cause de la maladie. Ces traitements réduisent le déficit du facteur concerné en l’apportant au travers d’un concentré de facteur 8 ou de facteur 9.

 

Journée mondiale de la santé 2025 : Le peau-à-peau et ses bienfaits

A l’occasion de la journée mondiale de la santé, qui a pour thème cette année « Une bonne santé à la naissance pour un avenir plein d’espoir », Pauline et Colleen, respectivement sage-femme et auxiliaire de puériculture au Centre Hospitalier Centre Bretagne, évoquent l’importance du peau à peau pour les bébés et les enfants.

Quel est l’intérêt du peau-à-peau pour le bébé ? Juste après sa naissance notamment ?

Il existe de multiples bénéfices. Surtout s’il y a de la prématurité, nous allons inciter à faire le peau à peau pour réguler les marqueurs du bébé : sa fréquence cardiaque, la saturation d’oxygène, la glycémie, la température… Le peau-à-peau est effectué aussi bien en salle de naissance qu’après en chambre, en néonatalogie ou en pédiatrie. Cela peut être réalisé y compris avec des enfants un peu plus âgés. C’est vivement recommandé quand ils présentent certaines pathologies.

Le peau-à-peau, en plus d’avoir des effets bénéfiques sur la santé des bébés, permet de renforcer le lien avec ses parents. Le bébé reconnait sa mère à l’odeur, il reconnait sa fréquence cardiaque qu’il a connu pendant sa vie intra-utérine… Ça permet de l’apaiser.

Comment se passe le peau-à-peau au CHCB ?

Au CHCB, nous faisons d’office le peau-à-peau juste après l’accouchement, pendant 2 heures. Ensuite, selon le souhait des parents, cela peut-être à nouveau réalisé pendant leur séjour en maternité.

Nous avons des bandeaux spéciaux pour le peau-à-peau mais nous pouvons le faire également avec des couvertures. Nous incitons tous les couples à faire du peau-à-peau en suite de couche, après la période des 2 heures suivant l’accouchement. L’intérêt est d’établir le lien, de rassurer l’enfant et c’est aussi un moyen pour les parents de se détendre.

Nous avons eu le cas récemment d’un papa qui ne souhaitait pas faire de peau-à-peau et nous l’avons incité car le bébé était en hypothermie. Une heure après, il m’a dit « C’est génial, je vais faire ça tout le temps avec mon bébé ». Ça favorise l’apaisement et l’endormissement des parents.

Comment faire un peau-à-peau, notamment à la sortie de la maternité, à la maison ?

Il y a quelques conditions à respecter pour que ce soit efficace et que ce soit réalisé en toute sécurité.

Il faut que le bébé soit en contact direct avec la peau de son parent. On ne porte pas de soutien-gorge, de tee-shirt, le bébé est simplement en couche. Eventuellement, on peut lui mettre des chaussettes et un bonnet. Le meilleur peau-à-peau est celui où le bébé est en contact avec le maximum de surface de peau de son parent. On vient recouvrir le bébé avec une couverture, en dégageant bien son visage, pour le laisser respirer et l’observer.

Les parents doivent être en état d’éveil, ils ne doivent pas prendre de médicaments, ce qui pourrait les faire somnoler.

Existe-t-il des effets bénéfiques sur le long terme ?

Oui, notamment sur la relation entre les parents et leur enfant. La relation sera plus douce et apaisée. C’est important dans les premiers jours avec la régulation de certaines constantes comme la glycémie et la température. Mais ça l’est aussi dans le jeune âge, pour offrir à l’enfant une sécurité affective afin qu’il puisse se construire dans de bonnes conditions.

Campagne Rouge Gorge : Entretien avec le Dr Slim

A l’occasion de la campagne nationale Rouge Gorge pour la sensibilisation aux cancers de la gorge, le Dr Slim, chef de service ORL au Centre Hospitalier Centre Bretagne, détaille les symptômes et les causes de cette pathologie tout en précisant la prise en charge des patients tout au long de leur parcours de soins au CHCB et les réflexes de prévention à adopter.

Docteur, comment se déclarent les cancers de la gorge ? Existe-t-il des symptômes particuliers ?

On va porter une attention particulière aux patients avec des facteurs de risque à savoir l’association d’une intoxication alcoolique et tabagique. Les symptômes peuvent être une modification du timbre de la voix ou une voix qui se couvre pour les tumeurs du larynx ou des difficultés à avaler lorsqu’une tumeur est soit au niveau des loges amygdaliennes, de la cavité buccale et du pharynx. Les masses cervicales ou les adénopathies peuvent aussi être le premier signe de cancers de la gorge.

Comment dépistez-vous ces cancers ? Quels sont les examens réalisés ?

Souvent, les patients nous sont confiés par les médecins traitants qui ont vu leurs patients pour une difficulté à avaler, une modification de la voix, une limitation d’ouverture buccale ou les autres symptômes détaillés précédemment. Ils nous les adressent parce qu’ils ont un doute ou parce qu’ils ont constaté qu’il y avait un ganglion ou une masse au niveau du cou. Notre rôle lorsque nous allons recevoir ces patients en consultation va être de retrouver cette lésion, d’en préciser la nature par l’intermédiaire de biopsies. On demandera par la suite des examens complémentaires en imagerie médicale, avec des scanners et IRM réalisés sur notre plateau d’imagerie ou des tep scan, examen que nous pourrons réaliser très prochainement au Centre d’Explorations Isotopiques (médecine nucléaire) qui va prochainement ouvrir ses portes à proximité de notre établissement.

Une fois le diagnostic posé, comment les patients sont-ils pris en charge ?

Lorsque le diagnostic d’une tumeur est posé, nous avons un parcours cancer au CHCB qui nous permet de diagnostiquer, poser un bilan, et débuter la prise en charge des patients dans un délai de 4 à 6 semaines. Nous respectons ainsi les recommandations nationales, ce qui est grandement facilité par l’accès aux plateaux techniques (imagerie, bloc opératoire) et l’excellente collaboration entre les différents spécialistes (chirurgiens viscéraux, gastroentérologues, pneumologues, radiologues, anesthésistes).

Une fois que le diagnostic est posé, le dossier est présenté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui regroupe plusieurs spécialistes. Cela nous permet de valider le projet thérapeutique pour chacun des patients. Une fois le projet thérapeutique validé, s’il y a besoin d’opérer, nous sommes en mesure d’effectuer la majeure partie des opérations de cancers ORL au CHCB.

Si nous considérons qu’un cas peut dépasser nos compétences, nous confions le patient à nos confrères en CHU avec un parcours patient fluide.

Concernant les gens qui ne sont pas opérés, nous pouvons leur proposer une radiothérapie et/ou une chimiothérapie. S’il y a une chimiothérapie première, c’est à dire avant l’opération, la séance peut se faire ici, en coopération avec nos collègues de la clinique Saint-Yves de Vannes qui se déplacent. La permanence des soins est assurée 7j/7 à l’hôpital.

Pour les séances de chimiothérapie ou radiothérapie, tout dépend du secteur où vivent les patients. Si les patients sont originaires des Côtes d’Armor, nous travaillons en coopération avec nos collègues de l’hôpital privé de Plérin où ils assurent les chimio/radiothérapies. Sinon, nous les adressons à Vannes, ou Lorient également en fonction de leur domicile et de leur souhait.

Quelles sont les causes de cette maladie et comment peut-on en prévenir le risque ?

La cause principale des cancers ORL était l’intoxication alcoolique et tabagique. Depuis quelques années le papillomavirus (HPV) est devenu l’un des principaux facteurs des cancers de la cavité buccale, en particulier chez les sujets jeunes et les femmes. Nous préconisons d’ailleurs la vaccination des sujets jeunes par les vaccins type Gardasil pour éviter autant que possible l’installation d’une pathologie chronique liée au HPV.

Pour résumer, en prévention : La vaccination contre le papillomavirus, arrêter de fumer idéalement ou ne pas commencer, c’est encore mieux. Limiter la consommation alcoolique. Et surtout, si jamais on remarque un signe évocateur d’une pathologie, que l’on a mal, que l’on a sa voix qui se couvre, que l’on a du mal à avaler… Ne pas attendre. Mieux vaut consulter son médecin traitant qui après orientera vers nous. Nous tenons d’ailleurs à remercier nos collègues de ville pour leur collaboration et leur confiance.

 

Portrait : Dr Ambroise Le Floc’h, chef de service des Urgences

Nommé chef de service du Service d’Accueil et des Urgences (SAU) du Centre Hospitalier Centre Bretagne au 1er janvier, le Dr Ambroise Le Floc’h présente son parcours et ses projets pour le service des Urgences. Entretien.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Dr Ambroise Le Floc’h, praticien hospitalier médecin urgentiste. J’exerce depuis plus de 15 ans. J’ai fait mes études de médecine à Rennes, et réalisé mon internat à Vannes et à Lorient. Ensuite, je suis parti une année en humanitaire. A mon retour en Bretagne, j’ai intégré les équipes du service des Urgences de Lorient, où j’ai travaillé pendant 8 ans. J’ai fait un peu le tour de la région et je travaille depuis bientôt 4 ans aux Urgences du CHCB à Pontivy.

J’ai été nommé chef de service du Service d’Accueil et des Urgences début janvier. En tant que médecin urgentiste, on assure plusieurs missions. Tout d’abord, il y a des missions d’accueil des urgences, en traumatologie pour tout ce qui est fractures, chocs… Des missions en médecine, pour des pathologies un peu plus longues, plus complexes… Et enfin des missions en pré hospitalier, c’est-à-dire avec le SMUR (Service Mobile Urgence Réanimation).

Quels sont vos projets en tant que nouveau chef de service des Urgences ?

Le projet, c’est d’une part de pérenniser le planning et le fonctionnement du SAU avec le recrutement de nouveaux médecins, tout en assurant la continuité des services d’accueil des urgences, la traumatologie et la médecine. D’autre part, de favoriser le partenariat avec Lorient, notamment pour construire des équipes communes. Et enfin, de positionner les urgences dans le projet d’établissement, avec une Unité Hospitalière de Courte Durée (UHCD) qu’on voudrait correspondante au principe de courte durée de séjour et la création d’une unité post urgences pour améliorer la fluidité du parcours des patients.

Quels éléments vous plaisent le plus au GHCB ?

J’aime beaucoup l’architecture. C’est un très bel outil qui a été très bien pensé architecturalement, notamment au niveau des Urgences. Je crois que c’est l’un des services d’urgences où il est le plus agréable de travailler. L’ergonomie est très bien pensée. Il y a par exemple une verrière, on peut voir la lumière du jour. Ce n’est pas anodin pour le confort des équipes. Et puis la deuxième chose, ce sont les équipes soignantes.

J’ai un grand plaisir à travailler avec les équipes soignantes du CHCB, notamment paramédicales et tout particulièrement dans le service des Urgences. Elles ont des compétences et un degré d’autonomie que j’apprécie.

Mars Bleu : les informations à connaître sur le cancer colorectal

A l’occasion de Mars Bleu, nous faisons le point sur le cancer colorectal et les informations à connaître sur son dépistage.

Un test de dépistage gratuit et à domicile

Le test de dépistage national du cancer colorectal est gratuit pour tous. Un kit vous est remis gratuitement et l’analyse des résultats est prise en charge à 100% par l’assurance maladie. Le kit peut vous être délivré en faisant la demande auprès de votre médecin généraliste, de votre pharmacien ou par commande en ligne sur le site monkit.depistage-colorectal.fr.

Ce test de dépistage doit se faire tous les deux ans à partir de 50 ans pour la majorité de la population

Il se fait à domicile.

En cas d’antécédents familiaux

Pour les personnes avec des antécédents familiaux, le test n’est pas fiable et une coloscopie est nécessaire pour dépister convenablement. Elle a lieu tous les 5 ans.

Un suivi par endoscopie est proposé à des patients de tout âge dès lors qu’ils présentent des antécédents familiaux. Un dépistage est recommandé 10 ans avant l’âge d’apparition du premier cas de cancer colorectal dans la famille.

Cet examen se déroule à l’hôpital sous anesthésie. Au Centre Hospitalier Centre Bretagne, le Dr Bayadi-Hervias et son équipe du service des maladies du foie et de l’appareil digestif (MFAD) vous accueillent tout au long de l’année pour réaliser les endoscopies.

Le cancer colorectal peut se développer à tout âge

Même si le dépistage se fait dans la majorité des cas entre 50 et 74 ans, la maladie peut se développer à tout âge, y compris chez des patients plus jeunes. Les causes peuvent être multiples : antécédents familiaux, cirrhose du foie, mode de vie…

Pas d’aliment miracle mais…

Il n’existe aucun aliment miracle pour prévenir l’apparition d’un cancer colorectal. En revanche, une activité physique régulière associée à une alimentation saine et équilibré participe au recul des risques d’apparition d’un cancer colorectal. La consommation d’aliments riches en fibres et des fruits secs (noix de cajou, amandes, noix) est recommandée.

Autant chez les hommes que les femmes

Le cancer colorectal est l’un des plus répandus en France et touche autant les hommes que les femmes. Cependant, son incidence est supérieure chez les femmes en étant le deuxième cancer le plus fréquent chez elles après celui du sein.

 

La meilleure prévention, c’est un dépistage régulier et adapté à sa situation.

Portrait : Le Dr Al Makhour est le nouveau chef de service de médecine polyvalente

Le Dr Al Makhour est le nouveau chef de service de médecine polyvalente au Centre Hospitalier Centre Bretagne depuis le 1er janvier 2025. Son parcours, ses projets… le jeune médecin fait le point sur son actualité et celle de son service. Présentation.

Docteur, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le Docteur Oussama Al Makhour et je suis médecin généraliste diplômé en 2020. J’ai fait mon parcours de médecine générale au Liban, à l’université libanaise. J’ai commencé ma spécialité au Liban, en médecine interne. Et puis, en 2021, j’ai décidé de passer le concours international en France. C’est un concours qui est obligatoire pour tous les médecins diplômés hors Union Européenne qui souhaitent exercer la médecine en France. J’ai donc passé le concours en 2021. J’étais très bien classé en terminant dans les 50 premiers parmi plus de 4000 médecins internationaux. J’avais placé le Centre Hospitalier Centre Bretagne en premier choix parmi la liste de tous les hôpitaux proposés en France et mon classement m’a permis de valider ce choix. J’en suis très heureux.

Quel a été votre parcours depuis l’obtention de votre concours ?

J’ai continué mon parcours d’équivalence de la médecine générale ici, en médecine polyvalente au CHCB. Je suis passé devant une commission pour obtenir l’autorisation d’exercice fin 2024, et je suis désormais inscrit à l’Ordre des Médecins depuis un mois et demi. Actuellement, je suis en train de passer un double diplôme : un Diplôme Universitaire en échographie clinique polyvalente au CHU de Nantes, et un Diplôme Inter-Universitaire médecine de la personne âgée, qui se passe entre le CHU de Nantes et le CHU d’Angers. Je termine ces deux diplômes dans deux mois. Depuis le 1er janvier, je suis devenu chef de service de Médecine Polyvalente au CHCB.

Quelles pathologies traitez-vous en médecine polyvalente ?

Comme son nom l’indique, c’est un service très polyvalent. On a des suivis de cancérologie, hématologie, pneumologie, tout ce qui va toucher à l’infection pulmonaire, à la décompensation cardiaque, la gériatrie, des soins palliatifs ou de confort pour le patient… Nous avons aussi l’hôpital de jour médecine où nous allons faire quelques transfusions ou chimiothérapies… Le CeGIDD (Centre gratuit et anonyme pour le dépistage et le diagnostic des maladies sexuellement transmissibles) est également rattaché au service. C’est très varié.

En tant que nouveau chef de service depuis le 1ᵉʳ janvier, quels sont vos projets pour la médecine polyvalente ?

Nous avons depuis quelques mois un GCS avec le Groupe Hospitalier Bretagne Sud. Ma priorité est de renforcer l’équipe médicale du service avec des temps partagés entre Lorient et Pontivy, afin de construire une équipe fixe, stable et solide. Nous avons des pistes sérieuses de recrutements qui sont actuellement discutées. Cela permettrait d’atteindre cet objectif, et potentiellement d’ouvrir de nouveaux lits (en complément de la vingtaine de lits rouverts dans le service en début d’année). Deuxième sujet prioritaire sur lequel je travaille, la réouverture de deux postes pour accueillir deux internes de Rennes.

Quels sont selon vous les atouts du CHCB, ce que vous aimez le plus ici ?

Quand je suis arrivé, il y avait une équipe de médecins très dynamique, très compétente. L’équipe médicale est de grande valeur, au même niveau que l’équipe paramédicale. Quand vous êtes médecin, c’est un bonheur de travailler avec des professionnels de qualité. Je trouve aussi que le CHCB est un établissement dynamique, nous avons toutes les spécialités, toutes les techniques d’imagerie disponibles sur place, et nous pouvons développer des projets.